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SYNTHESE DU RAPPORT SIE 2010

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NOTE DE SYNTHESE DU SIE-SENEGAL 2010

Bilan énergétique 2009

_ La consommation d’énergie finale par habitant (0,21 tep) au Sénégal est faible, comparée à la moyenne de la CEDEAO (0,45 tep) et à celle de l’Afrique (0,50 tep).

_ Avec 50 % des consommations d’énergie finales, la biomasse représente la plus grande part des consommations d’énergie, même si elle est inférieure à la moyenne africaine qui tourne autour de 60 %. Les produits pétroliers et l’électricité représentent respectivement 36% et 8% des consommations finales.

Evolution des consommations de 2000 à 2009

_ La consommation totale d’énergie finale au Sénégal est passée d’environ de 1950 ktep en 2000 à 2503 ktep en 2009, soit un accroissement de près de 28,4 % en 9 ans.

_ Les consommations d’énergie suivent, de manière générale, la croissance de la population et de l’économie.

_ Au niveau du secteur industriel, la consommation a évolué en dent de scie. De 2000 à

2009, elle a augmenté en passant de 187 à 262 ktep. Toutefois, on note, dans cet intervalle,

un minimum de 196 ktep en 2006 et un maximum de 329 ktep en 2008. Les baisses

pourraient être imputables en grande partie à la baisse de l’activité industrielle des ICS et

aux défaillances notées dans la fourniture d’énergie électrique.

_ On note une croissance des consommations d’électricité et de biomasse. Par contre, la

consommation de produits pétroliers connaît une baisse, en 2005, 2006 et 2008, due aux

perturbations intervenues au niveau du sous secteur des hydrocarbures.

Analyses sectorielles

_ La production d’électricité a connu une progression moyenne annuelle de 6% entre

2000 et 2009 et une progression de 72% de 2000 à 2009. Cette croissance, supérieure à la

croissance moyenne du PIB (4%) sur la même période, se poursuit à un rythme soutenu et

devrait encore se maintenir dans le futur avec les investissements prévus.

_ Au niveau des ventes de SENELEC, la basse tension qui représente la plus grande part n’a cessé de progresser, passant de 50 % en 2000 à 65 % en 2009.

_ Par rapport à l’année 2008, l’énergie non fournie par manque de production notée en 2009 a baissé en passant de 91 à 73 GWh.

_ Le parc propre de SENELEC est exclusivement thermique et le combustible dominant est le fioul, à hauteur de 90 %.

_ Au niveau du secteur des transports routiers, on constate que les consommations de diesel sont largement supérieures à celles de l’essence. Aussi, d’année en année, la part de

marché de l'essence diminue au profit de celle du diesel oil.

_ La puissance totale installée en énergie solaire photovoltaïque (PV) est 2,333 MWc avec une consommation totale de 2969 MWh qui connaît une progression moyenne annuellede 14% entre 2000 et 2009.et une progression de 217% entre 2000 et 2009.

Réflexions de politiques énergétiques

_ La facture pétrolière du Sénégal est passée de 184 milliards FCFA en 2000 à environ

400 milliards FCFA en 2009, ce qui entraîne une forte sortie de devises influant

négativement sur la balance commerciale du pays. Aussi, 45% du revenu des exportations

est actuellement mobilisé pour honorer cette facture. Tout de même, on constate une baisse

de 21,6% du ratio importations produits pétroliers / totales des exportations entre 2008

(66,6%) et 2009 (45%), due au prix du baril qui est plus bas en 2009 malgré l’augmentation

des importations en volume.

_ En 2009, le GPL constitue près de 5,6 % de la consommation finale d’énergie par produit et 9,1 % de la consommation finale des ménages ; ce qui se traduit par une consommation de biomasse significativement inférieure à celle des pays de la sous région. Mais, aujourd’hui, cet effort n’est pas sans conséquences financières pour l’Etat: environ 4 milliards de francs CFA de subvention en 2009 pour les emballages destinés aux faibles revenus, ce qui apermis de préserver 50 605 hectares de forêt. Toutefois, avec la suppression de la subvention en juin 2009 et l’augmentation du prix du gaz butane ces derniers mois, malgré le renoncement de l’Etat à la TVA, quel sera le comportement des ménages, surtout ruraux, dans leur pratique et mode de consommation d’énergie domestique ?

_ Le taux d’électrification urbaine est de 90,1 % en 2009, alors qu’en milieu rural le taux d’électrification est de 23,8 % ; ce qui donne, au total, un taux d’électrification nationale de l’ordre de 54 % contre une moyenne mondiale de 60 %.

_ Compte tenu, d’une part, du taux actuel d’électrification rurale et, d’autre part, d’une

progression moyenne annuelle (2000-2009) de 10,4 % de ce taux, on peut dire que les

objectifs initiaux fixés par le Gouvernement dans le Programme d’Actions Sénégalais

d’Electrification Rurale (PASER) qui visait à porter le taux d’électrification rurale à 30% en

2015 puis à 62% à l’horizon 2022, pourraient largement être atteints avec des taux respectifs

de 38,4% et 77,4% pour 2015 et 2022, si bien sûr la tendance se maintient.

_ Avec le nouvel objectif d’un taux d’électrification de 50 % d’ici 2012, ce qui correspond à faire bénéficier l’accès à l’électricité à 229 000 nouveaux ménages des localités rurales qui s’ajouteront aux 102 000 ménages disposant de l’électricité en 2008, un effort financier de plus 134 milliards, soit 26 milliards par an, est nécessaire. Cet effort doit venir en

complément à celui entrepris dans le cadre des concessions d’électrification rurale.

_ L’intensité énergétique : rapportée au PIB, elle mesure l’efficacité énergétique d’une économie, elle est définie comme le rapport de la consommation d’énergie par unité de PIB

et par an. Au Sénégal, l’intensité énergétique est passé de 0,37 tep/Mille $US en 2000 à 0,19

tep/Mille $US en 2009, à ce qui fait une amélioration de l’efficacité énergétique de l’ordre

47%.

_ Le taux d’indépendance énergétique montre que le Sénégal est indépendant en moyenne à environ 55 % ; ce taux est globalement stable sur les dernières années. Néanmoins, il est relativement élevé et du fait principalement de la part importante des consommations de

biomasse-énergie. En effet, le taux d’indépendance en énergie moderne (i.e. hors biomasse)

est quant à lui très faible (1,04%) en moyenne

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